Le contrôle des comptes détenus à l’étranger non déclarés

Le contrôle se décline en différentes étapes, qui dépendent du comportement du contribuable vérifié.

Ainsi, le contrôle débute par l’envoi d’un courrier dans lequel l’administration fiscale liste les comptes non déclarés et demande :

  • la communication des relevés de comptes bancaires de ces comptes sur une période de 10 ans (délai de reprise allongé de 10 ans) ;
  • d’expliquer l’origine des avoirs détenus à l’étranger ;
  • de lui adresser, le cas échéant, des déclarations de revenus rectificatives.

La suite de la procédure dépendra de l’attitude du contribuable vérifié.

Si le contribuable répond de façon détaillée, fournit les relevés de compte bancaires et les déclarations rectificatives, l’administration les prendra en compte. Le contribuable recevra alors un courrier l’informant des conséquences fiscales du dépôt des déclarations. L’administration appliquera une majoration de 80%. Le montant de cette majoration ne peut être inférieur au montant de l’amende prévue au 2 du IV de l’article 1736 du code général des impôts. 

Si le contribuable coopère peu ou pas, l’administration mettra en œuvre l’assistance administrative internationale afin d’obtenir les relevés du compte bancaire. A l’issue du contrôle, le contribuable recevra une proposition de rectification l’informant des conséquences financières avec application de la majoration de 80%.

Dans certains cas, l’administration fiscale engagera la procédure prévue à l’article L23 C du LPF. Le service vérificateur enverra alors un courrier demandant des justifications sur l’origine et l’acquisition des avoirs placés sur ces comptes. Si la réponse fournie est insuffisante, l’administration taxera ces avoirs au taux de 60%.

Vous souhaitez en savoir plus ou bénéficier de mon expertise, n’hésitez pas à me contacter pour toutes questions, j’interviens sur toute la France :

sophie.foudil@avocat.fr

04 91 77 34 65

Laisser un commentaire